Urbex

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Exploration urbaine ou plus communément « urbex » de l’anglais « urban exploration », voilà une activité dont on entend de plus en plus parler et qui a connu un réel “boom” ces dernières années. Amateurs de photographies, de vidéos, d’adrénaline et d’atmosphères mystiques ou simple chasseurs  de fantômes s’infiltrent dans des endroits abandonnés où le temps s’est figé et la nature a repris ses droits.

Principales pratiques d’explorations urbaines

  • Friches industrielles et lieux abandonnés

Pratique sans doute la plus connue et la plus représentative de l’activité. Mais aussi, une des plus risquée, tant sur le plan physique que juridique. Beaucoup de produits toxiques et de matières dangereuses peuvent se trouver sur les sites desaffectés. Ce sont, pour la plupart du temps, des sites privées où pénétrer est strictement interdit : sanatoriums, manoirs, châteaux, usines désaffectées…

  • Cataphilie

La motivation des cataphiles réside dans l’inspection des anciennes carrières souterraines. Les catacombes de Paris sont un très bon exemple. Les explorateurs viennent y chercher la solitude, le plaisir de l’interdit ou même un intérêt historique aussi.

  • Toiturophilie

Les toiturophiles escaladent les toits en tout genre : building administratifs (la Défense), résidences, cathédrales, parkings… Les expéditions s’effectuent de nuit la plupart du temps. L’ambiance et l’atmosphère que celle-ci procure sur les métropoles est propice à cette dangereuse pratique.

  • Infiltration

Cette pratique concerne tous les urbexeurs qui veulent pénétrer un lieu en activité interdit au public. Les chantiers, musées, monuments sont les villes parfaites.

  • Spots Militaires

Anciens bunkers, sites militaires abandonnés, forts…

  • Spots ferroviaires

Métro, trains, gares désaffectée, tunnels ferroviaires…

La communauté

Les « urbexeurs » constituent une communauté relativement fermée. Un mot d’ordre règne dans ce milieu : ne rien de dévoiler sur la géolocalisation des lieux et garder secret leurs accès dans le but de les préserver de toutes dégradations et vandalismes. Les lieux abandonnés attirent exploreurs en tout genre : photographes ou vidéastes mais aussi graffeurs, squatteurs… D’autant plus qu’avec internet, les informations circulent très rapidement et l’information se répand comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux. Avec Facebook, des dizaines de groupes dédiés à l’urbex sont crées et tous ne préservent pas forcément le secret. Désormais, certains lieux sont désormais connus du grand public. On peut d’ailleurs aisément trouver leur localisation sur le web. Cette activité hors du commun attire de plus en plus d’amateurs bravants les interdits pour s’offrir des frissons et des souvenirs uniques. 

Les risques liés à la pratique

Attention tout de même, cette activité ne reste pas sans risque. En effet, les lieux restent interdits aux publics et n’engagent que la responsabilité de ceux qui s’y aventurent. Le danger zéro n’existe pas. L’exploration urbaine aussi variée soit-elle n’est pas sans risque. Ces derniers sont de plusieurs natures : chute de l’explorateur, effondrements… Risques liés à l’eau (inondation subite d’un conduit), aux gaz (absence d’oxygène, présence de gaz toxiques ou d’amiante), risques d’explosion… Des éventuels risques juridiques sont aussi à prendre en compte dans cette activité pour la plupart du temps illégale. Même si elles sont rares, les urbexeurs peuvent s’exposer à des poursuites si des plaintes suite à pénétration dans un bien d’autrui est prouvé et qu’une procédure est lancée. Pour cela, il faut un flagrant délit bien évidemment. Agent de sécurité sur un site surveillé par exemple.

En plein essor ces dernières années mais restant tout de même réservé à une cible bien particulière de passionnés, les raisons qui poussent à l’exploration urbaine sont diverses et multiples. Elles peuvent être à la fois artistiques, historiques et sensationnelles. Cette activité reste très risquée et certains accidents sont à déplorer. Plusieurs ouvrages sont publiés sur cette activité secrète. Silencio de Thomas Jorion, Urbex : 50 lieux secrets et abandonnés en France de Timothy Hannem. A vos lectures…

 

 

 

 

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Written by

Milky Dusk

Milky Dusk aka SouPetri

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